Une étude archéologique récente, réalisée par Artefact Urbain, nous offre un excellent historique des interventions archéologiques réalisées depuis la création du Site historique de Paspébiac:
« Se démarquant par les activités commerciales et industrielles qui s’y sont déroulées depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, le site DaDh-1 a été classé site historique par le ministère des Affaires Culturelles du Québec en 1981 (Mousseau et Lamontagne 1985).
Depuis, le site a été sujet à de nombreuses interventions archéologiques. Sur la base de plans anciens de 1822 et de 1870 (Lepage 1980), Mousseau et Lamontagne (1985) ont effectué les deux premières campagnes de reconnaissance archéologique sur le site en 1981 et 1982. De sondages à la tarière ont été pratiqués sur la presque totalité des zones à potentiel du site et une surveillance des travaux de réfection a été effectuée à l’endroit de certains bâtiments à valeur patrimoniale : la huilière, le hangar Robin et le bâtiment Boutillier Brothers.
Un mémoire de maîtrise (Lalande 1987) a mis à profit ces premières interventions sur le site par une étude de la culture matérielle des établissements Robin et Boutillier Brothers. Les résultats ont permis de préciser les dates d’activité des différentes zones et, notamment, de mieux documenter les activités industrielles reliées à l’établissement Boutillier Brothers pour lequel les archives sont minces.
En 1988 et 1989, des travaux d’aménagement à l’endroit du site ont encouru deux interventions archéologiques de surveillance et de sondages. Une série de sondages à la tarière mécanique ainsi que des tranchées mécaniques exploratoires ont ainsi été effectuées dans en bordure de la charpenterie en 1988 (Langlais 1989). Puis, en 1989, une surveillance archéologique des travaux d’excavation liés à l’aménagement de la zone ainsi qu’une campagne de sondages à la tarière mécanique à plus grande échelle ont été réalisées (Lalande 1989) : dans le secteur du hangar Robin, de la forge, de l’usine à poisson, des cook-rooms, de la charpenterie, de la huilière et de l’entrepôt Boutillier Brothers (Lalande 1989).
En 1997, des travaux de restauration du barachois, au nord du site (planche 1), ont encouru la réalisation d’une surveillance archéologique du secteur excavé (Giroux 1997). Cette intervention a permis de confirmer la destruction des vestiges archéologiques potentiels dans la zone, plausiblement en raison des travaux de voirie à la fin des années 1970.
En 2003, dans le contexte d’un projet de restauration des cook-rooms, des tranchées exploratoires et une surveillance archéologique des travaux ont été réalisées (Giroux 2004). Il s’agit de tranches exploratoires pratiquées sous le bâtiment existant, mais aussi de la surveillance archéologique des travaux d’excavation pour la pose de conduites électriques entre les cook- rooms et la forge (planche 1).
Finalement, l’intervention archéologique la plus récente effectuée sur le site date des années 2005 et 2006. Il s’agit d’une surveillance archéologique des travaux d’enfouissement des réseaux câblés de distribution par Hydro-Québec (Giroux 2006). Ces travaux sont concentrés le long de la rue du Banc et de l’avenue du Quai, mais aussi entre l’usine à poisson et les cook-rooms.
Bien que Jacques Cartier ait mentionné dans son journal la présence d’Autochtones sur le banc de Paspébiac (Mimeault 2018), aucun indice archéologique mis au jour sur le site à l’heure actuelle ne témoigne de cette occupation. »
Référence:
Artefact urbain. Inventaire archéologique. Projet d’aménagement du Corridor des Nations à Paspébiac sur le Site patrimonial du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac, DaDh-1. Paspébiac, Automne 2023, Ville de Paspébiac, rapport inédit, 31 pages.